Marcel LEYAT

Die - Grenoble - Paris : 1885 - 1911


Marcel Leyat naît à Die dans la Drôme, en 1885. Sa famille est originaire de Mieussy.

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Après l'école à Die, puis le lycée Champollion à Grenoble où il est surnommé « l'homme papillon » en raison de ses essais de sauts, il entre à l'Ecole des Arts et Manufactures à Paris, devenue Ecole Centrale, en 1907 ; il en sort Ingénieur en 1911.

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Premiers vols à Die : 1909 - 1911


Durant l'été 1909, Marcel Leyat fait construire chez Audra (fabriquant de meubles) à Die, son premier planeur. II s'agit d'un planeur destiné à être lancé au treuil. Ils fondent ensemble la « Société des Aéroplanes Leyat ». En 1910, un autre biplan construit également chez Audra est motorisé à Betheny, en région parisienne ; Leyat effectue plusieurs vols avec cet avion.


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En 1911, sous les drapeaux, il écrit un article dans la revue « l'Aérophile », première revue française d'aviation, pour décrire la technique du vol remorqué qu'il est le premier à avoir maîtrisé.

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Hélicocycle : 1913 - 1915


Libéré de ses obligations militaires, Leyat travaille chez Astra, fabriquant d'avions et de dirigeables, et participe à la conception de l'avion Astra 14. Il quitte l'entreprise en 1913 pour se consacrer à la réalisation de sa première voiture à hélice : l'hélicocycle.


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Le début de la première guerre mondiale empêchera Leyat de commercialiser son invention. Cette voiture le suivra pendant quelques mois au front, dans l'artillerie.

II proposera aux autorités militaires l'utilisation de l'hélicocycle comme véhicule de liaison ; l'armée demandera à effectuer des essais mais le projet n'aboutira pas.

Vers la fin de la guerre, Leyat sera affecté au service des hélices à la STAé (Section Technique de l'Aéronautique) où il s'occupe de conception et test d'hélices. Il sera nommé capitaine.


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Hélico - Hélica : 1919 - 1920


En 1919, Leyat travaille comme ingénieur chez Levasseur, fabriquant d'hélices, qui lui finance la construction d'un exemplaire de la nouvelle version de sa voiture à hélice, l'Hélico.


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Lorsque cette dernière sera réalisée, Levasseur renoncera à la produire en série et laissera le prototype à Leyat.

Cette voiture sera exposée au salon de l'automobile à Paris fin 1919. Dans la presse, beaucoup d'articles sont consacrés à la voiture à hélice Leyat 1919.

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Leyat envisage la construction en série. N'ayant pas les moyens financiers de produire en série cette voiture, il vend sa licence de fabrication à Archer, ingénieur également, l'hélico devient « Hélica ».

Archer va en produire 5 pour Leyat. S'inspirant de l'hélica, Archer conçoit une autre voiture à hélice : l'Eolia et la commercialise en même temps que l'Hélica. Leyat va l'attaquer en justice pour contrefaçon.

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Voiture à hélice Leyat : 1921 - 1922


En 1921, Leyat reprend la construction à son compte et conçoit une nouvelle version de sa voiture à hélice. Les carrosseries sont réalisées par Ratier, fabriquant d'hélices. Leyat s'occupe de l'assemblage, et de la partie mécanique. Une série de 10 voitures sera produite entre 1921 et 1922.

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A cette série s'ajoute une version sport en 1921 en 3 exemplaires.

Une voiture à conduite intérieure sera achetée par Monsieur Peugeot et restera dans la famille jusqu'à nos jours, elle roule encore aux mains de J.F. Bouzanquet.

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La version sport sera achetée par Monsieur Gustave Courau ; ce dernier roulera une dizaine d'années puis la donnera au musée du CNAM où elle est exposée.

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Leyat cherche des soutiens financiers pour poursuivre la construction des voitures à hélices. C'est à Meursault que le Notaire Carmaniolle lui proposera un montage financier, à condition de transférer ses ateliers à Meursault ; ce que fera Leyat en 1922. En fait, la production ne reprendra pas et Leyat se consacrera surtout à l'aviation. Monsieur Carmaniolle se tuera lors d'un accident de la route avec son Hélica.

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L'Incapotable - La draisine : 1924 - 1925


En 1924, Leyat conçoit « l'Incapotable », un avion à ailes mobiles. Des articles lui sont consacrés dans les revues « l'Aérophile », « les Ailes », «Science et vie », « le Journal des Voyages »...

Cet avion effectue un vol d'essai très concluant, terminé malheureusement par sa destruction en atterrissant sur un hangar du terrain d'aviation. Le pilote, indemne, décrira le comportement de l'avion dans un courrier très élogieux à Leyat.

En 1925, Leyat utilise une carrosserie de la série 1921 pour réaliser une draisine à hélice qui peut rouler sur rails et/ou sur route : elle était destinée au directeur des mines du Congo Français pour ses déplacements sur les voies ferrées minières. Elle sera essayée avec succès entre Pithiviers et Toury.

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Hélica de vitesse : 1927


En 1927, Leyat établi un record de vitesse à 170km/h sur l'anneau de Montlhéry avec une voiture à hélice qui est en fait le fuselage d'un avion qu'il veut tester. Ce prototype vient par la route de Meursault à Montlhéry ! L'avion utilisant ce fuselage volera sur le terrain de Beaune.



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Hélica Volante : 1932 - 1940


En 1932, Leyat conçoit « l'Hélica Volante », un avion de 3 places, biplan à ailes mobiles, construit chez Lioré et Olivier. Cet avion, alors encore en cours d'essai, sera détruit par un bombardement durant la guerre.

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Avionnette Leyat : 1932 - 1938


De 1932 à 1938, Leyat soutenu par Jacquemin, directeur des Tréfileries à Saucourt et possesseur d'une hélica 1919, entreprend la réalisation d'un planeur puis d'une avionnette à ailes mobiles.

C'est Jacquemin qui les pilotera, et apprendra à voler avec, sur le terrain de Beaune. Il faudra attendre 1938 pour que les services de l'aviation donnent leur certification.    

La production pouvait commencer... Encore une fois, la guerre en décida autrement.


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Ecriture musicale Méthode MALER : 1926 - 1986


Dès les années 30, Leyat s'intéresse à l'écriture musicale. Il considère que l'écriture classique est trop compliquée et rend difficile l'apprentissage de la musique. Il conçoit une nouvelle écriture musicale qu'il commence alors à présenter et à enseigner. Elle fera l'objet d'un brevet.

Ayant surtout à des enfants comme élèves, Leyat met au point une méthodologie d'enseignement qui ne se limite pas à la musique, mais englobe tous les savoirs : la méthode « MALER » (Méthode Analytique Leyat d'Enseignement Rationnel). II travaillera le reste de sa vie à développer cette méthodologie, allant jusqu'à renoncer à l'orthographe usuelle pour la remplacer par. une sténographie particulière.

En 1941, il enseigne le piano, la sténographie et la dactylographie à Josianne Chevrot à Meursault ; ce sera la première élève « MALER »; elle est alors âgée de 5 ans. Ses résultats musicaux sont si extraordinaires que Leyat fera des démonstrations avec Josianne à Dijon, mais aussi à Paris, salle Pleyel.

A la fin de la guerre, on lui confie l'éducation d'un groupe d'enfants en Lorraine, ce seront les « MALER » de 1947. Là encore, le succès est au rendez vous.

A partir de 1950, Marcel Leyat vit à Thiais et continue à enseigner et à faire de la recherche jusqu'à son décès, en 1986, à l'âge de 101 ans.

 

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